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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 11:04

 

La femme de Roger Rabbit a tout de la Barbie : proportions impossibles et fantasmatiques, visage innocent. Mais faut-il s'en remettre aux apparences, ne croire qu'elles ? Pas dans ce film où l'exterminateur de Toons se révèle être un Toon ni où le testament qui va tout changer est écrit avec de l'encre sympathique !

 

Il faut regarder au-delà, écouter ce que dit Jessica Rabbit, et ce qu'elle fait. Mais soyons clairs : loin de moi l'idée que ce personnage excuse qu'on dessine toutes les femmes de cette façon !

 

 

Le film se déroule à la fin des années 40, où le destin d'une femme est d'être, avant tout, une épouse. Jessica Rabbit n'échappe pas à la règle, elle est mariée à Roger Rabbit, rien de très révolutionnaire. Et ce bien qu'il soit un lapin, on est chez les Toons tout est possible ! Mais Jessica s'illustre un peu : elle n'est pas seulement épouse, elle est aussi une femme qui travaille.

 

 

Elle travaille, certes, mais dans un cabaret me direz-vous. Un cabaret où elle chante « Why don't you do right ? », une chanson qui s'adresse à un homme qui ne comprend pas très bien pourquoi il n'a plus un sou. En substance, la chanson l'encourage à se bouger le cul et à trouver de l'argent...à celle qui chante. Ce n'est pas féministe, non, mais ça donne une image de femme qui ne se laisse pas faire... C'est déjà un début !

 

Les hommes se damneraient pour Jessica Rabbit, et plutôt que de se laisser tripoter en gloussant, elle joue de ce désir, renverse le pouvoir. Au cabaret, quand un des spectateurs se lève de sa chaise, visage tendu vers elle, elle repousse ledit visage d'une main ferme, l'obligeant à se rasseoir, sans même lui accorder un regard. Une femme fatale, donc. Comme il y en a d'autres. Mais les autres, ne les verrait-on pas finir dans les bras ou le lit du héros, baissant la garde, se soumettant enfin ? Jessica est certes mariée, mais pas soumise. Quand son mari se met en danger, elle ne rentre pas à la maison en lui disant de faire attention à lui avant de cuisiner le dîner et de disparaître du film. Elle prend une poêle à frire, attend son mari en bas des bureaux, l'assomme et le range dans le coffre de la voiture. Jessica Rabbit prend son destin en main. Avec une poêle à frire, certes, ça reste une arme connotée « cuisine » et donc « femme, retourne à ta cuisine ». Mais la poêle devient une arme, elle détourne l'objet et avec, le cliché...

 

 

Retournons au cabaret. Loin de moi l'idée de dire qu'une femme pour être femme doit repousser les hommes. Je pense plutôt que pour être un être humain libre on doit repousser ou attirer les gens selon qu'on en a envie ou pas, le tout dans le respect de l'autre, point. Notre Jessica attire, et utilise cette attirance. Dans la salle, deux hommes l'intéressent et c'est autour d'eux qu'elle tourne, danse, parade. Il s'agit de Mr Acme et d'Eddy Valiant. Elle a besoin de plaire au premier pour répondre au chantage qu'elle subit afin de protéger son mari. Le détective quant à lui, lui est nécessaire pour prendre les photos utiles au chantage, et plus tard, pour retrouver Mr Rabbit.

 

Toujours dans le cabaret, on trouve Betty Boop, devenue serveuse, détrônée par le passage du noir et blanc à la couleur. Lorsqu'Eddy Valiant s'étonne de l'union des Rabbit, Betty Boop lui répond « yeah, what a lucky girl », « quelle chance elle a ». On se serait attendus au commentaire inverse : « quelle chance il a ce lapin, de se taper une nana aussi bonne ! » (ou quelque chose dans un langage plus soutenu mais au sens similaire). Mais non, c'est la fille qui a de la chance d'avoir ce mari si drôle ! Qu'importe le physique : il est drôle ! Superficielles, les femmes fatales ?

 

 

Comme le dit Jessica elle-même « You've got the wrong idea about me, Mr Valiant », « Vous avez une fausse idée de moi, Mr Valiant ». Ne nous laisse-t-elle pas entendre qu'elle n'est pas QUE sa plastique ? Plus loin elle ajoute : « You don't know how hard it is to be a woman looking the way I do », « Vous ne savez pas comme c'est dur d'être une femme avec le physique que j'ai ». Bêtement Eddy Valiant lui répond qu'elle ne sait pas comme c'est dur d'être un homme qui regarde une femme qui a le physique qu'elle a. De telles formes peuvent être un fardeau, nous dit-elle. Pourquoi ? La réplique d'Eddy y répond parfaitement : parce que les hommes, les humains, n'arrivent pas à voir au-delà, à dépasser les apparences, à l'écouter, elle, au lieu d'être aveuglé par ses formes. N'est-ce pas un peu de féminisme, qu'on voit poindre ici ? « Moi aussi j'ai un cerveau, je suis autre chose que mes seins/mes fesses/ma cambrure/un bout de viande », c'est bien une affirmation féministe, non ? Ce n'est pas clairement dit, mais c'est sous-entendu... C'est un début !

 

Encore une citation pour la route : « I'm not bad, I am just drawn that way », « Je ne suis pas méchante, je suis juste dessinée comme ça ». Eddy la soupçonne de meurtre, entre autres, parce qu'elle est trop sexy pour être honnête, un ravissant délit de faciès. Là encore, elle nous demande de voir au-delà des apparences, de plutôt chercher à savoir ce qu'elle a vraiment dans la tête plutôt que ce qu'on veut y coller.

 

 

Jessica Rabbit n'est pas non plus ce qu'on pourrait attendre d'une jolie femme mêlée à un meurtre et diverses histoires de magouillages à la fin des années 40. Elle n'est pas une « James Bond Girl », créatures qui sévissent depuis 13 ans quand sort le film. Pour empêcher un assassinat elle n'appelle pas le sauveur à la rescousse : elle y va elle-même ! Trop tard certes, mais comme vous devez commencer à le comprendre, « ce n'est qu'un début », une lente évolution de l'image de la femme. Et dans « lente évolution », il y a « lente ».

 

Elle n'est pas non plus la gourde qui se fait enlever dès que le héros a le dos tourné. C'est en compagnie d'Eddy qu'elle est capturée. Et quand son mari vient à la rescousse, il ne vaut pas mieux qu'elle et ils sont ligotés ensemble. Un peu d'égalité dans ce monde de brutes... Un peu.

 

 

Finissons avec cette image : quand Jessica est fouillée à la recherche du fameux testament, où la hyène cherche-t-elle en premier ? Mais dans le (gigantesque) décolleté de la dame voyons ! Et il en est pour ses frais puisque sa main en ressort prise dans un piège à loups !

 

 

Jessica Rabbit n'est donc pas tout à fait une insulte au féminisme... Elle est l'indice d'une (un peu trop) lente évolution.

C'est déjà ça, même si la plupart des spectateurs continuent à ne voir que la plastique de rêve... Pour ma part, je ne l'ai jamais trouvée jolie, trop artificielle, trop impossible.

 

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 23:53

 

Vous partez à Londres ? Voici dix conseils pour passer un bon voyage !

 

1) Changer ses euros en livres.


À Paris, faites-le 19 rue du faubourg montmartre, chez FCO Change. Pas de commission ! Pour 100 euros on vous donne 80 livres, c'est le mieux que vous puissiez avoir ( 1 £ = 1,22191967 €). Évitez les gares ainsi que Marks & Spencer, aussi bien à Paris qu'à Londres. Allez savoir pourquoi Marks et Spencer prétend ne pas vous prendre de commission et vous en prend quand même une (gageons qu'ils nomment autrement le fait de vous prendre de l'argent)

À Londres, choisissez les bureaux de change près des gares ou autour de Trafalgar Square. En règle générale, préférez les bureaux de change qui font aussi magasins de souvenirs, et regardez les panneaux à l'entrée indiquant le taux de change pratiqué.

Attention : selon les traficotages boursiers il peut être plus avantageux de changer son argent un jour plutôt qu'un autre. Si tous les bureaux que vous voyez affichent 66 £ pour 80 € attendez éventuellement un jour ou deux, il est possible que ça remonte...

 

2)Se munir de plans et guides :


Trois indispensables : le cartoville, le A to Z London, et Un week-end pas cher à Londres. Le premier permettra de vous repérer par quartier et je ne saurai trop vous conseiller d'y rajouter les lieux que vous avez repéré, le second vous permettra de trouver une adresse précise (le cartoville est loin d'être exhaustif), le troisième sera riche en bonnes idées et bons plans pour tous les goûts, il y a bien de quoi tenir un mois avec tout ce qu'il propose.

Attention : le A to Z version mini tient mieux dans la poche...mais est plus difficile à lire. Munissez vous d'un aigle sachant parler et lire ou d'une loupe. Ou alors achetez-le en plus grand, sachant qu'en petit il est déjà très fouillis.

 

3) Préparer son séjour :


Un site, un seul pour savoir quoi faire : http://visitlondon.com. Vous cherchez des idées de sorties romantiques ? De sorties pas chères ? De sorties sur le thème de Sherlock Holmes ou de Peter Pan ? De sorties en famille dans tel ou tel endroit ? Tout y est ! Ainsi que des adresses de logements, de restaurants, des itinéraires, etc...

 

4) Partir précautionneusement :


Je ne vous apprends rien, il faut réserver à l'avance, quel que soit votre moyen de transport. Si vous choisissez easy-jet, sachez que l'avion atterrit à Luton. Le métro y arrivera un jour, mais pas tout de suite. À l'aéroport vous pouvez acheter un ticket d'easybus de 9 à 15£ (ou le réserver en même temps que votre avion), selon votre arrêt vous serez à Londres en un peu plus d'une heure. Il vous est aussi possible d'y acheter un billet de train (environ 15£ ) pour arriver à Saint Pancras, en 30mn.

 

5) Se loger dans des endroits propres :


Deux adresses testées et approuvées :

- Le Tune Hotel King Cross situé au 324 Gray's Inn Road London http://www.tunehotels.com/our-hotels/kings-cross-london.

 

- Le Lords Hotel, 20-22 Leinster Square http://www.budgetplaces.com/fr/londres-hotel-1480-lords-hotel.html

Je vous le garantis, ils sont propres, ils existent, ils sont honnêtes.

Attention : Les chambres doubles du Lords Hotel comportent des lits jumeaux, pas doubles... D'autre part, beaucoup de choses sont en option au Kings Cross Tune Hotel. Le wifi, la tv, le sèche-cheveux, le ménage tous les trois jours (il est fait avant votre arrivée et donc après votre départ mais si vous ne payez pas en plus, c'est tout), le coffre-fort mais aussi et surtout, la salle de bains dans votre chambre, les serviettes de toilette (elles sont délicieusement moelleuses et si vous les payez vous avez droit à une neuve chacun tous les jours) et le petit-déjeuner. Au Tune Hotel vous pouvez acheter un café à l'accueil et, il me semble, une barre de céréales, mais c'est tout. Petit-déjeuner gratuit au Lords Hotel. S'il n'a pas changé depuis 2002, il n'est franchement pas fameux.

Mon conseil : achetez-vous une bouteille de jus d'orange smooth chez Marks et Spencer, abreuvez-vous en sortant de votre chambre et partez petit-déjeuner ailleurs.

 

6) Se déplacer sans se ruiner :


Le bon plan c'est l'huître ! Ou si vous préfèrez, l'oyster card (en anglais oyster = huître). Un aller en zone 1 avec ticket papier coûte 4,50£, 2,10£ avec une oyster card « pay as you go », 8,80£ avec une « travelcard » (plus de renseignements ici : http://www.tfl.gov.uk/tickets/14416.aspx). Donc procurez-vous une oyster card et remplissez-la en « pay as you go » pour une semaine.

Attention : selon le forfait que vous choisissez vous pouvez avoir accès au métro et au bus ou au métro, bus, tram et bateau. Tram et bateau ne sont pas indispensables pour voir l'essentiel de Londres, mais une balade du Globe Theatre à Greenwich peut être sympa !

Alors pour acheter le forfait qui vous convient, planifiez un peu votre séjour en calculant vos trajets sur http://tfl.gov.uk, le site des transports londoniens.

 

7) Manger dans des chaînes excellentes (si, si!) :


Trois adresses pour manger de bonnes choses pas trop chères (c'est Londres tout de même !) et anglaises : Pret a Manger (c'est anglais donc pas d'accent), Caffè Nero et Eat. (qui s'écrit « EAT. »). Tous les trois vous servent des soupes, des pies, des sandwichs, des pâtisseries et viennoiseries. Vous pouvez y boire du thé, des jus fraîchement pressés, du café, de l'eau...(« better when is chilly and we all are ! », « meilleure quand ça fait frissonner et nous frissonnons tous ! » chez Pret a Manger). Vous en trouverez à tous les coins de rue, vous vous y régalerez, vous pourrez recycler tous leurs emballages et vous ne vous ruinerez pas ! Et si vous prenez le temps de lire leurs emballages, notamment les listes d'ingrédients, sachez que les Anglais vous informent vraiment : quand un produit mystérieux est utilisé on vous explique à quoi il sert...

Leurs adresses internet pour pouvoir couvrir votre cartoville de croix symbolisant leurs adresses : http://pret.com , http://caffenero.com , http://eat.co.uk .


8)S'autoriser des expériences culinaires :


Des adresses originales, parfois typiques...et un peu plus chères que vos déjeuners habituels : The Swann, The Rock & Sole Plaice, The Fine Burger Company, Ben 's Cookies, Max Orient, The Sourced Market, Diana's Cafe.

 

-Le Swan est la brasserie-salon de thé du Globe Theatre (le théâtre de Shakespeare).

C'est là que vous dégusterez un véritable afternoon tea, déliceux et moins cher que chez Fortnum & Mason, par exemple. Comptez 19,90£, allez-y entre 16h et 17h et surtout réservez avant de venir !

Leur site : http://www.loveswan.co.uk/shakespearesglobe/, le menu de leur afternoon tea : http://www.loveswan.co.uk/shakespearesglobe/bar/menus/afternoon-and-high-teas.html . Les contacter : Swan at Shakespeare\'s Globe / 21 New Globe Walk / Bankside / London SE1 9DT

Tel: 020 7928 9444 / Fax: 020 7401 7250. Contacter le bar ou la brasserie par email : reservations@loveswan.co.uk

 

-The Rock & Sole Plaice est le plus ancien fish & chips de la capitale !

Il se situe au 47 endell street, près de Covent Garden. Contrairement à ce que prétend un Week-End Pas Cher à Londres (se méfier des prix qu'ils indiquent, ça évolue plus vite qu'on n'imprime...) les prix ont un peu bougé et se situent aux alentours de 10£. Mais ça vaut vraiment le coup, c'est à s'en lécher les babines ! http://www.rockandsoleplaice.com/ (leur site n'est pas opérationnel à l'heure où je vous parle, mais vous pouvez y regarder leur unique image...)

 

-The Fine Burger Company se trouve dans la gare de Saint Pancras (une fois que vous êtes dans la gare, localisez le restaurant grâce aux plans interactifs!) et fait de délicieux burgers pour environ 6£. Du vrai pain (le même que celui du boulanger, oui oui!), des pickles frais, de bons steaks épais... On y va une fois pour essayer et on y revient avec joie ! http://www.fineburger.co.uk/

 

-Ben's Cookies. De grands cookies, des cookies tout chauds préparés sur places, des cookies originaux. On les trouve sur la Piazza de Covent Garden (près des échoppes en plein air, sur l'extérieur des galeries), et ailleurs. http://www.benscookies.com/

 

-Max Orient. Un buffet chinois à volonté juste en face du métro de Camden ! On le repère de loin à son enseigne, une statue de dragon collée sur la façade ! C'est bon, on s'y sert soi-même, ça permet de goûter de tout et pour environ 7£ par personne (moins pour les enfants) à Londres, manger entrée, plat, dessert est assez incroyable pour être noté !

 

-The Sourced Market. Dans la gare de Saint Pancrass aussi. Vous trouverez dans cette boutique des produits frais dont de délicieuses pies... Mon conseil : achetez-en avant de prendre votre train de retour et dégustez-les en arrivant chez vous !

 

-Diana's Cafe. Situé au 5 Wellington Terrace, il se trouve en longeant tout simplement Bayswater Road. Ne cherchez pas sur votre London A to Z, l'adresse est illisible. Sortez du métro à Queensway ou Notting Hill et selon celle d'où vous sortez marchez tout droit en direction de l'autre (vers Queensway si vous sortez de Notting Hill donc). Pour environ 7£ vous pouvez y prendre un petit-déjeuner anglais en contemplant des photos et lettres de la princesse Diana, qui y venait souvent avec ses enfants (le café est situé non loin du palais).

http://www.londontoolkit.com/blog/eats/cafe-diana-bayswater-local-cafe-used-by-princess-diana/

 

9) Se remplir les yeux :


Londres c'est cher ? Londres c'est pluvieux ? Avec un parapluie, la vie est plus jolie ! Suffit de chercher pour pas se ruiner ! Parlez aux Anglais, ils se feront un plaisir de vous indiquer votre chemin ! Évitez les boutiques à touristes, ouvrez les yeux, laissez-vous guider par vos pas, flânez, pro-fi-tez !

 

10) Éviter :


-Tout logement qui vous paraît louche. Méfiez vous. Faites confiance à de vraies gens plutôt qu'à un site qui est le seul à s'affirmer comme le meilleur...

-La visite de la Tour de Londres ou de Madame Tussaud's si vous ne faites pas partie d'un groupe. Sinon, ça vous coûtera les yeux de la tête et la plante des pieds (on peut faire la queue trèèèèès longtemps...).

-Le London Pass, à moins que vous ne comptiez faire tous les musées payants de la ville et dévaliser toutes les grandes enseignes. Les collections permanentes des musées dépendant de la ville sont gratuites et on peut se contenter de faire du shopping à Camden.

-Le restaurant Masala dont les prix ont doublés en un an. Je n'y suis pas entrée mais les prix m'ont montré les dents... En règle générale, tous les restaurants un peu trop chers dont on ne vous a pas parlé en se roulant par terre (je me roule par terre pour tous ceux dont je vous ai parlé, chers ou pas).

 

À bientôt pour des conseils de sorties et d'endroits chouettes où aller !

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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 19:57

 

On nous fait rentrer à 9h28 pour une épreuve qui commence à 9h30, sachant qu'il faut le temps que chacun signe et trouve sa place puisque plusieurs épreuves se déroulent dans la même salle.

 

Pour couronner le tout, ce n'est pas un commentaire de texte auquel je suis confrontée mais à des questions.

 

Les grandes étapes de la conquête romaine ? Je pourrais dire qu'il a fallu d'abord conquérir l'Italie avant la méditerranée, l'Europe, l'Afrique et l'Orient mais je pense que ce sont des dates et des villes qui sont attendues. J'ai déjà mal à la main à force de serrer mon stylo tellement je stresse. J'aurais pu dire ça mieux. Couvrir le papier pour écouler le flot d'angoisse avant qu'il ne me submerge. Si mon cerveau est le navire dont je suis capitaine, mon stylo est mon écope.

Les lettres se brouillent, s'emmêlent, leurs contours sont flous, ma pensée s'entrechoque avec elle-même, les vagues se font plus furieuses et le stylo peine à tout évacuer sans gribouiller.

 

Quel voyage Horace présente-t-il dans la 5e Satire du 1e livre ? Je sais que j'ai lu une satire qui n'était pas la première du livre, mais quel numéro portait-elle et de quel livre faisait-elle partie ? Je ne peux pas rendre copie blanche, enfin si, mais je ne veux pas, je ne l'ai jamais fait en hypo, je ne vais pas commencer en fac, ce serait absurde. Mais savoir de quelle satire j'allais parler, puisque je vais en parler quand même pour écrire quelque chose, m'aurait rassurée. Au moins un peu. Ce dont j'ai besoin là, c'est de marche à pied dans l'air du matin. Mais je n'y ai pas le droit tant que n'ai pas rempli cette satanée copie et que les aiguilles n'ont pas fait un tour complet. « Pas de sortie autorisée ». Si seulement j'avais noté toutes les matières dans lesquelles je m'étais inscrite et pour quelle licence... Avec des « si » on coupe du bois, oui Yann. Encore trois quarts d'heure. En quoi ce poème est-il original ? Hm... il est très...prosaïque. Réaliste. Si on parle du même toutefois.

 

Bon et les métamorphoses d'Apulée alors ? Bien obligée de remercier Madame Palmier pour l'ersatz de cours qu'elle fit sur cette œuvre et Eric qui me conseilla de lire ladite œuvre hier. J'aurais mieux dû l'écouter et lire le bouquin en entier. Je me sentirais mieux. Même si j'ai de toute façon l'intrigue en tête. De quoi Apulée fut-il accusé ? Ben ça j'en sais rien du tout. Enfin vu certains passages assez probablement d'obscénité. Y a quand même des histoires de queues coupées, de sorcières urinant et même de couple s'accouplant avec force détails. Mais alors les lignes de sa défense... Bon. J'ai quelque chose à répondre à chaque question. Même si c'est probablement pas tout à fait juste. Espérons que ça compte pas pour les Lettres Modernes.

 

*

 

Pour un peu je m'excuserais de devoir écrire un tel faisceau de bêtises. Mais si jamais il y a un tant soit peu de justesse dans mes réponses, ça les décrédibilisera. Long mot. Est-ce qu'il existe ? Lançons les dés.

 

C'est un peu comme mentir en fait. Le tout c'est d'y croire. Est-ce que je suis capable de me manipuler à ce point-là ? Peut-être que c'est mieux de ne pas savoir de quelle satire dans quel livre il s'agit. Peut-être que si quelque part je ne me demandais pas si c'est la bonne que j'ai lu je ne serai pas assez capable d'y croire pour l'écrire sans dire « peut-être », « probablement », « sans doute » et autres marqueurs d'hypothèse. Je me demande si ça s'appelle comme ça et s'il n'y a pas une épreuve pour laquelle je suis censée le savoir.

 

Tout en écrivant, je vois la tête du correcteur qui doit me prendre pour une dinde ignorante. Ignorante oui, dinde non. Au moins je ne fais pas de fautes d'orthographe, espérons que ça me sauve.

J'ai l'impression de couvrir ma copie d'un vernis si fin qu'on voit mon ignorance au travers. Il suffit de compter le nombre de fois où je dis « le narrateur » pour voir que j'ai oublié son nom. Je crois que c'est Lucien mais c'est aussi le nom que je voulais donner au poète qui chanea le nom de baptême des Métamorphoses pour L'Âne d'Or. Alors je fais peut-être une fixette sur ce prénom, l'ami de mon grand-père et mon voisin me pardonneront.

 

*

 

Voilà, j'ai couvert une page et demie et je n'en sais pas plus. Il me reste un quart d'heure avant de pouvoir m'éjecter hors d'ici. J'espère qu'il fera encore frais dehors. Je viens de comprendre que les chuchotements peu discrets que j'entends derrière moi ne sont pas tenus par des étudiants impunis mais par deux professeurs ou surveillants ou je ne sais quelle sorte d'adultes responsables. Dans un amphi, quand ces messieurs-dames se trouvent sur une estrade à quelques mètres de nous, ça n'est guère dérangeant. Mais dans une petite salle, assises à une table derrière des étudiants, ces bavardes péronnelles dérangent. J'aurais dû prendre mon plan de Paris pour pouvoir me promener en sachant où aller. Bah, je trouverai bien un plan du quartier... Encore quelque chose comme huit minutes et je pourrai bondir hors de la cage. Je repense à l'affreux rêve de cette nuit où mon personnage convoyait des oiseaux dans un sac en carton, les bestioles étant protégées-emboîtées dans deux gobelets en plastique chacune, l'un couvrant la tête, l'autre le corps, et où la bousculade dans le bus provoquait l'envol d'un animal et la mort de l'autre, le bec fiché dans le fond du sac.

 

*********

Pour la petite histoire la promenade s'est muée en marche de deux heures de Malesherbes à la gare Montparnasse sans se perdre ! 

La satire sur laquelle j'étais interrogée était bien celle que j'avais lue ! Hallelujah !

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 15:16

  Ça doit faire un demi-siècle que je n'ai pas publié ici... Du coup je me suis relue et j'ai bien ri.

 

Naïve que j'étais ! Du temps en plus avec la formation que j'avais choisi  ? Quelque part, je dois être un peu folle.

Telle que vous me voyez (ou plutôt me lisez) je sors d'un premier semestre de bi-licence Lettres Modernes-Espagnol (les deux matières doivent être suivies au même niveau et tout est fait pour qu'on puisse suivre et valider), et je finis un deuxième semestre de double-cursus (les deux licences sont suivies au niveau qu'on peut, et on se démerde) Lettres Modernes-Espagnol. Dit comme ça on dirait que j'ai abandonné la  grippe pour le choléra. Bon c'est pas tout à fait ça, mais j'ai pas envie de consacrer l'article à mes choix d'études...

 

La dernière fois que j'ai publié ici, je vous faisais peur de la parution du premier numéro du Journal de Bagheera. L'enfant se porte bien, il est passé de 90 pages à 44, c'est beaucoup plus digeste.

Vous pouvez consulter le numéro 5 ici :

J'en ai revu récemment la mise en page et le graphisme, le numéro 5  en inaugure donc le nouveau visage !

 

À part ça, vous avez vu, il fait beau !

 

Bon d'accord, soyons plus sérieux.

 

Récemment, j'ai lu le dernier tome de la tétralogie l'Héritage, de Paolini et franchement ça vaut le détour !  (je vous préviens, je risque de répéter ça dans toute la suite de l'article). 9782747028554.jpgJe pense que ça vous parlera plus si je vous dit qu'il s'agit d'Eragon, tout simplement. Si vous ne vous êtes pas encore intéressé à cette série, faites-le. Pour une fois, ça n'est pas manichéen à outrance, voire même pas du tout. Avec ce qu'il faut de magique, de tragique, d'humour, de poésie peut-être même....
Oui, c'est une belle série, et ce tome est à la fois satisfaisant et plutôt frustrant ! Beaucoup de choses sont résolues mais pas toujours de la manière qu'on aurait souhaité... Je ne vous en dis pas plus, allez donc lire !
Habibi.jpg

 

J'ai aussi découvert Habibi, un superbe roman graphique, pas très pratique à emporter dans le métro (les tomes d'Eragon non plus d'ailleurs). L'auteur en est Craig Thompson que j'avais découvert par son autobiographie Blankets, manteau de neige dont le dessin et la voix m'avaient émue. Cette fois dans Habibi, l'histoire est une fiction, une fiction un peu dérangeante sur certains aspects mais une fiction émouvante et très belle.
Les dessins jouent beaucoup évidemment. Ils sont ici soigneusement travaillés et on pourrait passer des heures à les contempler , cela car ils s'entremêlent aux caractères arabes (lesquels sont expliqués très clairement, si ça peut vous rassurer je ne sais pas lire l'arabe mais je n'ai pas été perdue.) créant ainsi un sens nouveau, nous faisant voyager, entrer dans une culture... On me l'a offert pour mes 20 ans et la personne a bien fait !

 

Car oui, j'ai eu 20 ans cette année, je suis une grande maintenant ! J'ai fêté ça dans une sorte de tourbillon, dont je suis ressortie un peu hébétée mais très heureuse :)

 

J'ai encore des tas de trucs à lire... la suite d'une série de romans policiers prenant Oscar Wilde comme héros, une ou deux bd dont une sur la guerre civile espagnole, d'autres romans...

 

Mais ce que je lis le plus régulièrement ce sont Courrier International et Causette. À ce propos, si vous êtes lassé(e)s de Voici, Elle, Gala, Grazia, et autres magazines féminins classiques, si vous avez envie qu'on vous parle "entre filles", jetez-vous sur Causette !

 

Continuons dans les découvertes sympathiques. Grâce à E et ma maman, qui n'ont pourtant pas grand-chose en commun, je suis récemment tombée amoureuse de la voix de cette dame : Imelda May.

 

Et si vous voulez vous faire du bien aux yeux, allez dire bonjour à  Célia H ! Elle est jeune et talentueuse, ce dont elle a besoin c'est de se faire  connaître !

 

Pour terminer, un jeune homme ayant lui aussi besoin de se faire connaître :

 

 

N'hésitez pas à faire connaître ces deux jeunes gens autour de vous !

 

(et à bientôt, pas dans un an j'espère...) 

(discrètement, je fais aussi ma pub... j'ai commencé un roman que vous pouvez lire là : http://mots-de-mina.over-blog.com )

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 12:46

J'ai toujours eu ce rêve: gérer un journal, y participer, l'organiser... Depuis un an, j'ai découvert que S. avait le même projet en bien plus précis: il avait, lui, une ligne éditoriale. N'écoutant que mon enthousiasme, je me suis ruée sur le projet et l'ai fait avancer tant que possible. Pendant toute mon année d'hypokhâgne, nous étions munis des renseignements nécessaires, il ne manquait que le coup d'envoi pour que le projet prenne vraiment forme... Alors en juin, quand j'ai vu que j'avais enfin du temps et que je partais pour la fac où j'en aurai forcément plus, j'en ai reparlé à S. Lui étudiait à Stanford et continuerait l'an prochain (cette année, si vous préférez), par conséquent le temps lui ferait défaut. Je n'ai pas eu envie d'attendre encore. Je m'en suis occupée tout l'été. Choix du site, création, recrutement, harcèlement des journalistes, liste des articles, organisation, mise en page...
Et puis voilà le résultat ! Paru il y a deux semaines, il est tout beau, tout chaud.. Un peu gros, mais ça va s'arranger!

 

http://journalbagheera.canalblog.com/archives/2011/10/04/22237796.html

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 14:58

Mardi 21 juin à Jeudi 30 juin


-Et après on va au Peyrou ! –Au Pérou ?o_O 


Montpellier. Pendant dix jours. Du soleil, trente-et-un degrés, les M&M’s,  mes autres cousins, mon amie H et mon ami M. Des palmiers, la Comédie, le Grand M, le Diago, le Peyrou, Saint-Roch (« roc » pas « roche », contrairement à ce que je disais..), Saint-Guilhem-le-désert, la plage, la mer. La mer toute bleue, très froide très claire.086

 

Ecrire, lire, papoter, rire, regarder des dramas, dîner avec H. Faire réviser son bac d’espagnol à l’aîné des cousins, lécher les vitrines et une glace avec H, C et les M&M’s, manger thaï, s’enivrer (un peu) au pied de Saint-Pierre, découvrir qu’il est difficile de parler allemand avec une certaine dose d’alcool dans le sang. Paresser une journée entière, le lendemain monter un robot, arpenter les rues d’un vieux village, se baigner dans l’eau glacée, écouter un tube de l’été, rire encore un peu.040

Visiter la ville, tomber amoureuse d’une boutique, découvrir ce que sont les Arceaux, Antigone et le Peyrou. Mourir de chaud, telle une parisienne. Aller manger les spaghettis (collés mais très bon) du 2e cousin, T, et déguster son armagnac. Voir un film en espagnol avec les M&M’s et boire un verre avec M. Retrouver la complicité avec les uns et les autres, qu’on les aient vus un ou deux ans ou même une vie avant. Une dernière promenade et la vue depuis la Corum avec T. Voir les deux autres cousins qui ont « encore grandi. A c’t âge là, les garçons, ça pousse ! ». 090

Et puis le train. Retour à Paris, dix degrés de moins.

 

 

Vendredi 1er juillet


Vous reprendrez bien un peu de Cosplay ?


15h. Arrivée à la Japan Expo avec une otaku et un mini-geek. Soit ce qui me tient lieu de sœur et de frère en temps normal. Retrouver une amie, se remplir les yeux de cet océan de japonisme. Déjeuner, croiser Thor et quelques sombres personnages, la Dame de Cœur, et une princesse à moins que ce ne soit une mariée.

 

16h.Courir à l’autre bout direction la Comic-Con’ pour ce que veut voir le mini-geek. Croiser Jack Sparrow. S’apercevoir que c’est une heure après donc zoner dans la Comic-Con’ jusqu’à 17h. Dépenser une fortune en bonbons.

 

17h. Revenir à ce qu’on croit être la salle vidéo, poireauter dans les escaliers, voir des gladiateurs, Dark Vador, des clones et un Templier. S’apercevoir qu’on est au mauvais endroit. Obtenir trois avis différents de trois membres du staff et s’en remettre au plan. Abandonner le mini-geek dans la salle vidéo face à Stargate, avec un cornet de bonbons confectionné dans une fiche bristol. Foncer à la Japan pour une heure. Croiser Alice au pays des merveilles (ba oui, à la Japan, quoi..), des chats et un second Jack Sparrow. Chercher des goodies de Sebastian pour l’otaku. Croiser quelques Mario et Yu-gi-Oh.

 

18h. Repartir chercher le mini-geek. Croiser un type avec un bras à la main. Et des centaines de lolitas. Attraper le mini-geek et retourner au stand du jeu Stargate pour récupérer sa casquette. Tout traverser et se perdre pour voir les prix des Cosplays. Arriver trop tard. Croiser un troisième Jack Sparrow. Tomber en pâmoison devant des corsets et insulter son porte-monnaie.

 

19h. Départ, les pieds en lambeaux. Laisser passer trois RER, avoir un fou rire, rentrer à la maison. « On sort ce soir ? –Ok, D, allons voir D. Mais on rentre pas trop tard »

 

00h. Partir du bar, raccompagner D et aller boire du kalimontxo fait par un espagnol chez E, avec E.

 

5h30 Partir de chez E pour avoir le dernier métro, rentrer à 6h. Dormir jusqu’à 13h.

 

Samedi 2 juillet


13h. Petit-déjeuner de magrets de canards et purée. Errer l’œil hagard et atterrir dans un café. Mater le serveur.

 

20h. Se perdre pour aller festoyer mais parvenir au Pont des Arts. Plutôt sur les quais vu que les flics patrouillent. Faire se rencontrer des gens, boire.

 

00h Suivre P à la Java,  à Belleville. Débarquer dans une soirée gay. Apprendre à danser avec D.

 

4h. Rentrer à pied, en passant par des rues pas toujours très éclairées…

 

7h30 Réveil de D et départ une heure plus tard pour la Gare de Lyon. Retourner dormir.

 

Dimanche 3 juillet


On s’est pas déjà vus quelque part ? Hier soir non ? Mais si tu sais, la soirée gay à la Java…


Se rendre à une convention lolita et admirer ces filles qui osent s’habiller en princesses, tous les jours, elles. Faire sa première interview un peu stressée. Acheter l’album tout neuf dont on rêve. Aborder des Espagnoles. Se demander si le gars à crête bleue n’était pas à la soirée de la veille. Adorer les deux concerts, assise par terre avec les lolitas. Rentrer interview en poche, mal de tête entre les oreilles et sourire aux lèvres. Dormir.

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 12:25


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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 20:20

Anglais

9h. On dit « les voies du Seigneur sont impénétrables », là je dirais plutôt « les voies de l’inconscient sont impénétrables ». Depuis que je suis en prépa, je n’ai plus une seule idée pour tout ce que j’ai commencé à écrire. Maintenant que la fin de l’année arrive et que j’en suis à l’avant-dernière épreuve, tout se débloque, les idées s’emboîtent les unes dans les autres, juste comme il faut !

 

10h. Je suis toujours en train de chercher du vocabulaire, c’est triste… Je n’avance pas. Pas du tout. Je dessine, j’écris, mais on peut pas dire que je travaille très activement.

 

10h05. J’aurais dû faire allemand et espagnol ! Je me dis ça à chaque fois, mais ça change pas grand-chose. Peut-être que je pourrai me remettre à l’allemand l’an prochain ?

 

10h15. Ayé, j’ai tout le vocabulaire. Ecrire maintenant. Youpi. Et après attaque du commentaire. Re-youpi.

 

10h20. C’est terrible, j’entends la prof débattre sur le sens à accorder aux mots, je vois déjà la correction !

 

10h30. J’ai le nez qui me gratte. Comme dirait ma grand-mère « Un jeune et un vieux veulent t’embrasser, le jeune devra se contenter et le vieux se taper le ventre ». Mouaif…

 

10h45. Voilà trad finie ! Commentaire maintenant. J’ai très envie de ne rendre que la trad et de m’en aller…

 

11h05. Tiens j’avas pas remarqué le « vous commenterez en anglais ». En anglais. Ben tiens. Elle nous prend pour des quiches ou quoi ?

 

11h45. Je commence ma copie au moment où d’autres la rendent. Moi aussi je veux avoir fini !

 

Espagnol

8h15. J’ai déjà fini la traduction. Mais j’ai pas trop d’idées pour le commentaire.

 

8h40. Un plan prend forme. Un peu bancal et vide mais c’est déjà ça.

 

8h45. Comme c’est agréable les professeurs aimables…


8h55. Plan trop pourri. Pas d’idées.

 

9h35. Genre ils vont communiquer s’ils sortent en même temps. « Was denkst du über der Text? », « ¿Qué opinas del texto? ». Pas le même texte, pas la même langue, c’est sûr que c’est l’idéal pour se refiler des tuyaux.

 

9h40. J’ai un plan un peu moins pourri et une intro. Mais j’ai pas envie de travailler. Encore deux heures et vingt minutes. C’est long.

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 18:30

8h30. Envie de partir. Je sais des petites choses mais je suis pas certaine que ce soit lié au sujet ni que je puisse en faire quelque chose …

 

8h50. J’ai vraiment rien à dire. Enfin pas assez.

 

8h55. Apparemment je ne suis pas la seule. C’est déjà ça. A la limite je sais plus de choses sur les libéraux d’Espagne à la même époque. Cours de seconde bonjour ! Hum, nan en fait pareil. Mais en alliant les deux j’aurais peut-être quelque chose d’intéressant à dire. Je peux faire de l’histoire hispano-française, s’il vous plaît ? Je n’avais pas dessiné de pingouin depuis longtemps…

 

9h10. Au moment où je  me dis que personne n’a laissé tomber cette fois, quelqu’un rend copie blanche… Faut dire qu’il est pourri ce sujet. Bon, j’avais dit que je ne m’acharnais pas alors je finis mon plan et je m’y mets. Plus tôt ce sera fini, mieux ce sera. En plus ces feuilles de brouillon ont une couleur infâme.

 

9h45. Intro finie, plan complet. Est-ce hors-sujet ? Va savoir… Est-ce grave ? Absolument pas. C’est triste à dire, mais ça m’est égal.

 

9h55. Ma conclusion m’a l’air bien. Je ne pense pas que ce sera pareil pour le développement. Ce sera la deuxième fois cette semaine… Au moins, j’aurai appris à faire des conclusions.

 

11h35. Fini. Je suis dans les premiers à partir mais au moins c’est terminé ! Je vais aller me consoler en faisant la midinette devant le mariage princier !

 

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 17:47

8h. Euh, sérieusement ? On est censés écrire jusqu’à 14h ? Désolée mais très peu pour moi. Cinq heures ça  va très bien. J’ai trop chaud et pas envie de m’y mettre. J’ai l’impression d’avoir abordé la question cent fois dans mes lectures. C’est sans doute un syndrome prépa mais ça me paraît trop simple. « Il doit y avoir un piège ».


8h30. Je m’endors sur ma table et j’ai à peine écrit une page de brouillon. Peu à peu la flemme me possède.

 

8h40. J’ai les plus grandes peines du monde à rester éveillée.

 

8h45. Vu que j’ai déjà une sorte de plan, j’écrirais bien l’intégralité de la dissert avant de la recopier. Après tout j’ai plus de temps qu’il ne m’en faut.

 

9h10. Je suis enfin réveillée mais j’ai pas beaucoup plus d’idées.

 

9h15. Question du jour : Y a-t-il des yaoi Tintin/Capitaine Haddock ? Il y a bien des HP/DM et des Holmes/Watson alors pourquoi pas ? Enfin, si on va par là, on peut avoir des Astérix/Obélix, Spirou/Fantasio, Black/Mortimer… Mon dieu, le monde est rempli de yaoi !

 

11h. J’ai un torticolis à force d’écrire et je n’ai vraiment pas beaucoup écrit. Il me semble avoir écrit tout ce que je voulais pour l’instant mais ça fait peu. J’ai l’impression d’être passée à côté de quelque chose…

 

11h35.Voilà fini ! Il ne reste plus qu’à trouver une conclusion intelligente ! Ça me fait bizarre d’avoir déjà fini alors qu’on a 6h et que personne n’est encore parti… Tiens personne n’a rendu copie blanche aujourd’hui ! J’ai pas envie de partir la première, j’aurais l’impression de jeter l’éponge… Pourtant j’aime bien ce que j’ai fait ! Enfin, surtout la troisième partie…

 

13h15. Et voilà fini ! A force de rêvasser et de m’appliquer j’ai mis 1h45 à recopier ! Y en a pour 6 pages quand même… Je réalise que j’ai faim. Pendant cinq heures et quart j’ai été un pur esprit uniquement nourri de nourritures spirituelles… Mais là maintenant, j’ai faim.

 


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